La fête de l'Escalade à Genève

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Message  ADMIN le Mar 4 Aoû - 14:06

Traditionnellement organisée le week-end le plus proche du 11 et 12 décembre, la fête de l’Escalade est une manifestation populaire qui rassemble depuis plusieurs décennies petits et grands au cœur de la ville de Genève.

Historique, culturelle et chaleureuse, cette fête donne lieu à un ensemble d’événements hauts en couleurs : feu de joie, cortège en costume, commémoration et représentation de scènes de vie du XVIIe siècle sont quelques-unes des attractions qui animent la ville le temps d’un week-end !  

La ville vit au rythme de la fête

Rassemblement populaire par excellence, la fête de l’Escalade est un moment très attendu et apprécié par tous les Genevois et les amis de la ville de Genève. Orchestrée par la Compagnie de 1602 et débutant par une commémoration solennelle le vendredi soir, la fête bat son plein dès le samedi matin : distribution de soupe de légumes et de vin chaud, démonstrations de forge, animations musicales, représentations en armes, visites de lieux historiques, conférences et lectures rythment le week-end de célébration de l’Escalade. Nombreux sont les habitants à se parer de leurs costumes pour participer à la commémoration d’un événement qui a marqué à tout jamais l’histoire de Genève, il y a de cela plus de 400 ans.  

Un peu d’histoire

Nous sommes en 1602. Le Duc de Savoie Charles-Emmanuel 1er, qui souhaite depuis de nombreuses années conquérir Genève, a mis au point le plan parfait. Dans la nuit du 11 au 12 décembre, une milice de 300 hommes en armes, munie d’échelles démontables, pénètre dans l’enceinte de la ville. Son but ? Ouvrir les portes aux quelque 2'000 soldats qui patientent à l’extérieur des remparts. Il fait froid. Pas de gardes en vue. Les Savoyards investissent la ville. Soudain, une sentinelle genevoise décide de faire une ronde… et tombe nez à nez avec le contingent savoyard ! Un coup d’arquebuse sonne l’alarme, aussitôt relayé par les cloches des temples qui réveillent les habitants. En quelques minutes, hommes et femmes, armes à la main, livrent bataille aux assaillants. S’apercevant de la manœuvre des Savoyards pour ouvrir les portes de la ville, un Genevois abat la herse, mettant fin à tout espoir d’invasion. Les soldats sont pris au piège, l’attaque est un échec.    

Un cortège costumé  

Si la défaite cuisante des Savoyards fait la fierté des Genevois, elle reste au cours des siècles un sujet de polémique. Parfois célébré, parfois passé sous silence, cet événement marque pourtant l’histoire de la ville. Depuis plusieurs décennies, la Compagnie de 1602 fait revivre les traditions de l’époque le temps d’un week-end à travers un programme d’activités des plus varié : démonstration de taille de pierres, jeux anciens et animations pour enfants, vente de lampions, représentations musicales de fifres et de tambours, etc. Le point d’orgue est sans conteste le cortège du dimanche soir, qui voit s’ébranler quelque 800 personnages en costumes d’époque. La procession envahit la vieille ville, ponctuée à 5 reprises par la proclamation du héraut, un cavalier qui glorifie l’événement en déclamant du vieux patois. Le cortège s’arrête finalement devant le parvis de la Cathédrale, sur lequel un grand feu de joie est allumé.

La légendaire marmite de Mère Royaume

Parmi les légendes qui auréolent cette fête, celle de la marmite de la Mère Royaume est sans doute la plus connue. Que raconte-t-elle ? Mère de famille sexagénaire, Dame Royaume aurait jeté par la fenêtre sa marmite de légumes lors de la bataille nocturne, assommant de la sorte un assaillant savoyard. Cette légende a donné naissance à la tradition qui veut que l’on casse une marmite en chocolat remplie de bonbons, de petits pétards et de légumes en massepain. La marmite est devenue le symbole de la fête de l’Escalade, pour le plus grand plaisir des enfants qui y trouvent de quoi régaler leurs papilles. Quant à Dame Royaume, c’est elle qui ouvre le cortège, accompagnée de Dame Piaget, qui aurait aidé les combattants genevois en leur jetant la clé de son immeuble.  

SOURCE : House of Switzerland (voir l'article)
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