Jeux nationaux

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Message  ADMIN le Jeu 14 Nov - 21:16

On appelle jeux nationaux la lutte suisse, le lancer de la pierre et, par extension, le hornuss. Les deux premiers figuraient au programme de la fête fédérale de gymnastique de 1855 à Lausanne, sous la rubrique "gymnastique nationale", par opposition à la gymnastique allemande codifiée par l'Allemand Friedrich Ludwig Jahn; ces disciplines indigènes étaient considérées comme particulièrement appropriées au peuple suisse. Les trois épreuves remontent effectivement à des joutes du bas Moyen Age, souvent organisées lors de dédicaces d'églises, de fêtes de tir ou d'autres manifestations populaires (montée à l'alpage, mi-été). Hans Georg Wackernagel évoque une sorte de pentathlon opposant de jeunes bergers, mais rien ne confirme son existence. En revanche, on sait que les jeux des "vieux Confédérés" restèrent populaires surtout dans les régions alpines. Aux XVIIe et XVIIIe s., la pratique de la lutte suisse et du hornuss se replia dans l'Entlebuch, l'Emmental et la vallée du Hasli. Dans la foulée du mouvement de renouveau patriotique de l'Helvétique et de la Médiation, les fêtes d'Unspunnen, en 1805 et 1808, constituèrent une première tentative de redonner un rayonnement suprarégional aux jeux dits de bergers. Mais il fallut attendre la seconde moitié du XIXe s. pour qu'ils parviennent à étendre leur assise dans la population (surtout la lutte). Le manuel du lutteur publié en 1864 par le médecin bernois Rudolf Schärer fit connaître ce sport de combat dans le milieu des gymnastes. Le succès des fêtes fédérales de lutte (le plus souvent assorties de concerts de yodel et de cor des Alpes et organisées avec la participation d'associations pour le costume suisse) suscita la création, en 1895, de l'Association fédérale de lutte suisse (AFLS). Avec l'Association fédérale de hornuss, fondée en 1902, elle publie depuis 1907 l'Eidgenössische Schwinger-, Hornusser- und Jodlerzeitung. Le succès persistant des deux sociétés sportives (env. 5100 membres actifs pour la première, 8000 pour la seconde en 2005) s'explique certainement par l'imbrication étroite entre composantes sportives et traditionnelles propre à ces deux disciplines.

Source : Dictionnaire Historique de la Suisse
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